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Le but de ce dossier consacré aux microphones, ou pour faire plus court aux micros, n’est pas de vous faire un cours magistral, mais plutôt de vous fournir les éléments nécessaires pour faire votre choix et également de vous montrer quelques applications
pratiques possibles.
Nous aborderons ainsi les points importants que sont le choix du type de micro (dynamique ou statique …), de sa directivité (cardioïde, hyper cardioïde, omni directionnelle …), de sa courbe de réponse ou encore de sa capacité à encaisser les pressions importantes. Nous verrons
aussi comment utiliser et placer ces micros pour des prises de sons classiques, notamment pour les voix, les enregistrements de guitares amplifiées ou non, les batteries. Loin d’être exhaustive, cette rubrique devrait
néanmoins vous permettre de vous sortir de pas mal de situations.
:: Choisir un micro ::
Dynamique ou électrostatique ?
Sans entrer au plus profond de la technique, quelques explications s’imposent. Deux grandes familles de micros sont généralement utilisées : les micros dynamiques et les micros statiques ou électrostatiques à condensateur ou électret. Il existe aussi d’autres types de micros,
comme les micros à rubans notamment mais nous n’aborderons pas ici le sujet, car leur utilisation est moins fréquente.
Les micros dynamiques
Commençons par le micro le plus souvent rencontré, en tous les cas sur scène, le micro dynamique. Son fonctionnement est assez simple, il pourrait être comparé à celui
d’un Haut Parleur inversé. Sous l’action d’une onde sonore (votre voix par exemple), une membrane, reliée à une bobine en fil de cuivre et située face à un aimant, se met à vibrer et à bouger.
De ce mouvement naît un courant électrique qui sera dirigé vers un système de pré
amplification ou directement vers un enregistreur.
Ces micros ont plusieurs avantages, le premier d’entre eux étant le prix. Autres avantages leur robustesse, leur facilité d’utilisation et leur manque de sensibilité aux bruits de manipulation, ce qui explique leur utilisation éprouvée sur scène, dans les studios de répétition,
bref, dans des conditions rudes …
Bien qu’étant pourvu de qualités, nous l’avons vu, ils ont aussi quelques points faibles, notamment leur manque de sensibilité et leur difficulté à capter le haut du spectre c'est-à-dire les extrêmes aigus.
Les micros dynamiques sont assez polyvalents et pourront convenir dans bon nombre de cas. Que ce soit pour les prises de sons de voix, le repiquage d’amplis guitare ou basse, les prises de sons rapprochées, par exemple les enregistrements de batterie voire, les prises
d’instruments acoustiques comme les guitares.
Coté prix, ont peut acquérir un micro dynamique pour moins de 100 euros mais cela peut aller jusqu’à 600 euros et même au delà.
La plupart des fabricants proposent leurs solutions et généralement une gamme assez large de produits. Sans a priori, certains constructeurs se sont forgés une solide réputation dans ce domaine citons parmi eux Shure,
Sennheiser, AKG, Audio Technica. Certains
modèles sont même devenus des légendes comme les SM 58 et SM 57 Shure ou encore MD-441 U et MD-421 II Sennheiser.
En résumé, micro dynamique n’est certainement pas synonyme de mauvais micro et si votre budget est limité, si vos exigences sont raisonnables, si vous cherchez un micro pouvant passer de votre salon à la scène, sans broncher, ce type de micro fera très bien l’affaire. Si
vous avez l’intention de vous constituer un parc de micros, là aussi vous devrez faire l’acquisition de trois ou quatre de ces modèles qui vous rendront sûrement service.
Les micros électrostatiques
Réservés aux seuls studios d’enregistrement professionnels il y a encore quelques années, les micros statiques sont désormais présents dans de nombreux "home studio".
Des prix de plus en plus compétitifs et une grande diversité dans le choix sont sans aucun doute à l’origine de cette démocratisation.
Le fonctionnement d’un micro statique, diffère de celui des micros dynamiques. Ici, la membrane, de matière plastique recouverte d’or, n’est plus fixée à une bobine et se retrouve placée face à une plaque métallique fixe. Les variations de pressions de l’air modifient la capacité
(aptitude à retenir des charges électriques) d’un condensateur* et il suffit ensuite de convertir ce phénomène en tension électrique. 
L’originalité de cette construction, permet d’obtenir des membranes plus légères et de plus grande taille. Cette légèreté et cette facilité accrue à vibrer permettent aux micros statiques d’être plus sensibles aux extrémités du spectre sonore (graves et aigus). Doté également d’un
pré ampli intégré, ce type de micro possède une bande passante régulière et, nous l’avons vu, très étendue. Autre avantage, ces micros sont très souvent pourvus de contrôles intégrés comme un filtre coupe bas qui permettra de modifier la bande passante du micro dans le bas du
spectre, ou bien d'un atténuateur qui réduira le niveau de sortie du micro, ou encore de directivités différentes.
Revers de la médaille, les micros statiques demandent quelques égards. Tout d’abord, pour charger le condensateur, il faut alimenter le microphone en courant électrique, généralement avec du 48 volts. Cela signifie que vous devrez utiliser une console de mixage pourvue d’une
alimentation fantôme (fort heureusement de plus en plus fréquente, même sur les petits modèles) ou mieux encore d’un système de pré amplification externe possédant lui aussi une alimentation fantôme. Autre inconvénient, ces micros sont plus fragiles (une chute leur sera peut être
fatale) et plus sensibles aux conditions extérieures (poussière, humidité). Enfin, ils supporteront dans une moindre mesure les fortes pressions acoustiques.
Ce tour d’horizon effectué, il est indéniable que les micros statiques sont dans bien des points, supérieurs aux micros dynamiques et il suffit d’une seule prise de voix pour s’en rendre compte immédiatement. Leur domaine d’utilisation est très large, que ce soit pour les prises
rapprochées ou d’ambiance. Les voix seront naturellement mises à l’honneur bien sûr, mais n’importe quel instrument, acoustique ou électrique, du triangle au gros Marshall en passant par les grandes orgues de Notre Dame, sera capté avec fidélité.
Pour avoir un micro acoustique de bonne facture, il vous en coûtera entre 250 et 500 euros. D’autres modèles atteindront les 2000 euros et plus.
Là encore de nombreux fabricants proposent une gamme très étendue parmi eux, Neumann, AKG, Audio Technica, Rode et des modèles célèbres
comme le C414 AKG, le U87 Neumann ou désormais le AT 4033 Audio Technica.
En conclusion, si vous souhaitez maquetter chez vous, ou si vous voulez commencer à faire de la prise de son, vous devez sauter le pas et adopter un ou deux micros statiques. Avec un peu de pratique, vous transformez vos prises de sons acceptables en prises de qualité.
* Un autre système assez similaire au micro à condensateur est celui des micros à électret où est ajoutée une électrode entre la membrane et la plaque. Ces micros peuvent être aussi alimentés parfois, à l’aide d’une pile.
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